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Lilie Badz

Innocent
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Messages : 4
Date d'inscription : 25/06/2017




Neon lights   
Mer 28 Juin - 2:27


Neon lights
brenli


L’éclairage est tamisé, d’un bleu presque sauvage, sauvé par le rouge pourpre aux teintes des lèvres carmins. Il ne demeure pas ici innocence, il ne demeure que vices et plaisirs inavoués. Les corps lascifs prêts des barres, dénudées sont les peaux marquées par les frissons d’une climatisation presque excessive. Pourtant l’air est suffoquant, l’ambiance est envoutante, carnage de sentiments quand on y pénètre. Un nouveau monde, celui de la nuit où anges ne sont pas tolérés si ce n’est en costume, chaque fauteuil souillé par les désirs malsains, billets écorchés à parsemés à la volée, jonchent le sol comme s’ils n’étaient que papier blanc d’imprimerie. Elle danse elle aussi, Lillie. Suit une chorégraphie étudiée, ses mouvements se veulent amples alors qu’elle enlève ses bretelles. Casquette sur la tête, tourne autour du métal, à frotter ses mains, à mordre sa lèvre. Sensuelle qu’elle est Lilie, charmeuse dans son regard, les opales brunes qui dévisagent. Elle attrape dans ses filets les plus fragiles, une autre barrière qu’elle enlève, chemise blanche mouillée préalablement qu’elle envoie valser. C’est pas vraiment Lilie qui est là, c’est juste Badz, stripteaseuse quand la nuit tombe, hôtesse de bar qu’elle aime s’appeler, le nom pompeux pour déculpabiliser. Pas très haute, pas très large, poupée qui s’envoie en l’air du haut de sa barre, surplombe parfois la salle alors que la musique commence à s’adoucir. Elle n’est pas ce qu’elle montre, elle n’est pas femme fatale, l’impression de n’être encore que foetus. Ses cheveux qui vagabondent sur ses épaules dénudées, cascade aux reflets roux qui scintillent du haut de son estrade. Elle n’est qu’objet ce soir, comme tous les autres soirs. On la convoite, on l’exploite, aussi, son corps devient instrument pour jouer des symphonies perverses. Lilie se faufile, devient ombre, à la recherche de ses affaires alors qu’il ne lui reste que de la dentelles pour voiler l’essentiel. Elle sent des mains qui frôlent, prétend ne pas sentir, dit jamais rien. La chemise au sol qu’elle enfile, frissons sur sa peau hâlée quand elle sent l’humidité. Amasse tout dans ses mains manucurées, pieds nus qu’elle est Lilie, comme les nomades qui cherchent leur chemin. Marche sur la pointe des pieds comme une habitude, déteste profondément sentir la moquette abimée. Les projecteurs ne sont plus sur elle, peut s’évader, peut se faire la malle et rentrer chez elle à se perdre sous les gouttes d’une douche froide parce que y’a plus d’eau chaude. Partir loin d’ici, loin des regards qui la violent et l’encensent à la fois. Elle marche sans regarder, trace sa route ses affaire dans les bras au détriment des autres. Lilie court dans son monde, le reste n’est que facultatif. Rouée comme une mécanique, les pas s’enchaînent gracieusement, pourtant c’est semé d’embuches ici, c’est l’explosion. Se cogne contre un torse qu’elle n’a pas vu, à faire tomber toutes ses affaires sur le sol qui tombent sur des pieds plus grands que les siens. « J-je suis vraiment désolée, je vous avais pas vu c’est ma faute, j’ai pas fait attention.. » A trop honte, Lilie elle vient de briser une des premières règles du club : on ne déçoit jamais le client. S’abaisse pour tout ramasser, continue dans des excuses surfaites, doit se racheter, Lilie. « Je suis tellement désolée, s’il vous plait n’en parlez pas à mon patron, il sera pas.. » Se relève en même temps, sans finir sa phrase, voit enfin la personne devant elle, victime de sa maladresse. Perdue peut-être, désorientée, Lilie qui fronce les sourcils. « Hum.. Je peux vous aider à quelque chose ? C’est la première fois que vous venez ? » Elle sait pas, elle sait plus Lilie, tente seulement de réparer les pots cassés, visage aux traits dessinés face à elle. Rougirait presque un peu, intimidée, se sent minuscule face à une réelle prestance. Jette un oeil sur sa tenue, encore trop dénudée, se cache derrière les affaires pour tenter de garder la face.
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Brendon Fawkes

Blind Mind
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Messages : 3
Date d'inscription : 25/06/2017
Âge : 24 ans (21 février)




Re: Neon lights   
Dim 13 Aoû - 18:50


Neon lights
brenli


Pénombre. Rien d’autre que le noir. Noirceur ténébreuse qui ne le quitte jamais. Ne se disperse pas. Ne s’éclaircie pas. Reste toujours la même. Le noir profond. Le noir lugubre. Celui qu’il a dompté. Terreur nocturne qu’il n’a plus. À s’apprivoiser les teintes sombres. Ne voit aucune lumière, aucune lueur. N’a plus d’espoir pour les apercevoir. Même un tant soit peu. Ne réfléchie plus à tout ça. Devenu quotidien, ce noir. Partie intégrante de sa vie. Banalité effarante avec les années. À seulement s’imaginer ce qu’il l’entoure. Créer des images qu’il ne voit pas. Ne voit plus. Univers parallèle qui n’existe que dans sa tête. Les images en noir et blanc parce qu’il en oublie les couleurs. Devenues ternes, devenues fades. Toujours sur fond noir. Se complait à croire que ça ne l’atteint plus. Abdication qu’il crie haut et fort quand on lui demande. S’enferme dans sa tour d’ivoire. Ne quitte plus les quatre murs qu’il n’a jamais vu. Hiberne pour des jours durant, à se défouler sur des toiles blanches. Paradoxe consternant avec son rythme de vie. Celui qui ne voit plus qui fait voir aux autres. Illustre ses émotions dans des mélanges sombres. À mettre des noms sur des couleurs qui n’existent pas. À faire oublier son existence et disparaître. Jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Jusqu’à ce qu’il craque. Qu’il étouffe sous l’odeur trop familière de son appartement. Que les bruits en deviennent étourdissants. A besoin d’air, Brendon. À besoin de se perdre. À faire tinter sa canne contre les parois. Les ruelles qui ne l’effraient pas. À s’imaginer que dans le noir, il est au même piédestal que les autres. S’avance avec confiance. La ville qu’il a appris à connaitre. Les tournants qui ne sont plus abruptes. Les détours moins complexes. Plus rien pour le surprendre. Si ce n’est que cette pluie qu’il n’a pas su ressentir. Des torrents sur sa tête. Perles qui reluisent sur peau, pénètrent ses vêtement. Incapable de courir, Brendon. Incapable d’aller plus vite qu’il ne le faudrait. Se laisse prendre dans sa défaite. Rage qui pointe, sentiment d’handicap trop présent. Avance et tâte le chemin, N’entend que musique au loin. À trouver la porte d’entrée de ce qu’il croit reconnaître un bar. Perdu dans ses repaires, à en perdre la tête. Humidité âcre qui l’étouffe dès qu’il franchit la porte. Musique trop forte, rires trop gras. Ne connait pas l’endroit. Ne connait rien de cet univers. Vient de débarquer sur une autre planète, Brendon. Tout qui est lascif, au ralenti. À replier sa canne pour la mettre sous son bras. N’a pas l’intention de bouger. Pas tout de suite. Fixe un point qu’il ignore. Se fout que ça pourrait être déplacé. Se fout qu’il pose son regard là il ne le faudrait pas. Se concentre pour écouter ce qu’il se passe à ses côtés. Il n’aime pas. Se sent pas bien. Pas à sa place. À penser à faire marche arrière pour trouver un autre endroit. La pluie qui ne semble plus tout autant désagréable. Et un corps qui le heurte avant qu’il ne bouge. Et une voix qui s’élève en sa direction. Douce, chantante. Personne qui se s’étale dans les excuses. S’engouffre dans une inquiétude qu’il ne comprend pas. « Je suis où, présentement ? » Tête qui balaie les environs. Comme s’il pouvait voir, comme s’il pouvait être normal. Question qui tranche, qui coupe les supplications. Ton un peu trop froid, trop profond. À sûrement passer pour le fou qu’il n’est pas. « Oui, enfin… Je ne sais pas. Je pourrais utiliser un téléphone ? » Sans expliquer davantage. Il laisse les détails sous silence. Ne s’éternise pas dans l’histoire. Besoin qu’on vienne le chercher. Besoin de retourner chez lui pour se sécher. Besoin de retrouver son univers pour à nouveau disparaitre.
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Lilie Badz

Innocent
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Messages : 4
Date d'inscription : 25/06/2017




Re: Neon lights   
Dim 11 Fév - 22:57


Neon lights
brenli


La poupée danse, lascive à sa barre à remuer son cul pour les porcs en manque. Et la poupée s’efface quand les lumières sont projetées ailleurs, quand elle n’est plus la vedette d’un spectacle perverse qui tire les billets des poches crasseuses des demandeurs. Elle s’efface comme on s’efface d’un tableau, repeint de noir les couleurs osées de ses vêtements trop sexy pour elle. Elle en oublie de regarde devant elle, elle en oublie que la route n’est pas consacrée qu’à elle, qu’une sale habitude qu’elle a pris depuis qu’elle est arrivée. Se déshabiller, se mouver sur cette barre, partir et récupérer son fric. Un peu pour survivre, la loi de la jungle qu’elle connait trop bien. Cette même loi qui la pousse à se s’adonner à des plaisirs visuels de débauches, les danses qu’elle apprend et réapprend à mesure des nuits noires. Elle sait pas, elle sait pas qu’elle se cogne dans quelqu’un. Elle réalise, elle réalise que c’est un énième client, surement port à lever la main sur elle parce que c’est qu’une stripteaseuse. Bonne qu’à se déhancher près d’une barre, bonne qu’à essayer d’être dans le rythme. la plus garce sera la mieux payée. les hommes dirigent, les porte-monnaies à l’organe enflé crachent les billets comme un marché qui ne connait jamais de pénurie. Ca tourne comme une usine ici, les filles qui s’enchainent, se déchainent comme si c’était la dernière fois. l’unique chance de ne pas sombrer, de ne pas être une énième qui reste sur le carreau, expulsée de chez elle parce qu’elle a pas fait pointer ses tétons pour messieurs. Lilie elle en sait rien, elle se cogne juste contre plus grand qu’elle, la gosse fracassée par le chaos. A ramasser ses vêtements pour les enfiler à nouveau, désorientée qu’elle en parait alors qu’on lui pose la question qu’elle a jamais entendu. Elle est perplexe Lillie, elle a du mal à trouver ses mots après la question. Elle cherche sans trouver, et puis elle trouve finalement sans chercher. Par spontanéité, la peur troquée par l’intrigue. Devant elle, surement encore plus perturbé qu’elle, se dresse les cheveux en bataille, gouttelettes qui tombent dans des courses folles. Elle distingue sans distinguer, le rythme de la musique qui l’empêche de réfléchir. « Vous êtes.. dans un club de striptease plutôt pas mal fréquenté. Plus précisément vous êtes à côté des scènes, vous voulez y assister ou.. ? » Elle le laisse parler, s’exprimer, Lilie elle écoute juste comme si c’était une demande formelle. A le regarder toucher les éléments autour. Elle se prend d’une envie folle de sauver le monde, son monde à elle qui s’émiette sous les coups de fouet des dictateurs. « Venez, j’ai un téléphone. Je sais à moitié comment il fonctionne mais pourquoi pas. » Elle le prend par le bras, l’emmène là où les autres n’ont pas accès. A se faufiler doucement contre les gens, le sourire de gamine comme si tout était normale. Se déplacer juste à côté, seulement quelques pas entre l’endroit du choc et les sièges. Elle l’assoit, le grand surplombe les environs, la surplombe même elle-même comme si tout était normal. Cachés des autres, la musique moins forte, seulement en bruit de fond comme une ambiance de vieux film érotique. « Et donc du coup.. C’est la première fois que vous venez ici ? » Elle sourit sans demander reste, elle sourit à s’en décrocher la machoire, rayons de soleil qui pourraient illuminer une planète entière. « Tenez. » Fouiller dans ses affaire, à tendre le téléphone en attendant qu’il le prenne. Et elle détourne la tête la gamine, à regarder autour comme si elle ne connaissait pas les lieux. briser le silence qu’elle déteste, à parler plus vite qu’elle ne réfléchit. « Moi c’est Lilie d’ailleurs. Enfin vous vous en fichez peut-être mais.. J’avais envie de le dire. Si au passage vous pouvez dire que Lilie elle assure un max et qu’elle mérite d’être payée encore plus, ce serait génial. Enfin.. Si ça vous dérange pas. » Se vend comme un vulgaire tapis, à en rigoler de ses propres mots.
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