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Wine & Roses
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Date d'inscription : 15/10/2017
Âge : 22 ans (4 avril)
Wine & Roses
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prism.   
Dim 17 Déc - 1:10



4 avril. 16 ans.

Il est pas là, ce soir. Et t’as encore le coeur en vrac. Il est pas là, ce soir. Et t’as la rage au fond des tripes. La gosse elle racle le sol de ses pieds abimés par la haine, à attendre que les aiguilles tournent sur le cadran en pensant qu’il reviendrait. Il a menti, ce soir. Comme toutes ces autres fois. Et il reviendra, demain soir, comme s’il était maculé d’une blancheur pure, le père béni attendu comme le messie. Ton anniversaire ? Foutaises. Un anniversaire c’est qu’un anniversaire qu’il dit entre ses lippes, le cigare trop cher consumé entre les rires gras des autres. Qu’un foutu anniversaire, une putain de bougie de plus à souffler sur le gâteaux. La cire elle dégouline presque sur la tarte au chocolat, à la souffler par obligation, la photo capturée pour l’envoyer par message. Il est même pas là, ce soir. Pas là pour te prendre dans ses bras, à te féliciter d’avoir enfin 16 ans. Les autres ils sont là, ils écrivent l’histoire avec toi, toutes les opales rivés sur tes traits séraphins. Les autres, ceux qui comblent le vide, ceux qui le remplissent, les amis du lycée, les éclats de rire qui détruisent les pleurs du soir. Tu t’obliges, le sourire délicat sur tes lèvres peintes en rouge. Les cheveux trop bien coiffés, la tenue choisie avec attention. Il aurait dû être là pour toi, mais le patriarche s'en tape de ses gosses quand il est pas d'humeur. Mais un anniversaire c’est qu’un anniversaire qu’il a dit la veille, qu’importe qu’il soit absent. Encore une fois, absent.

Tu le détestes Ruben. Enfin, non. Tu l’aimes Ruben, même si vous passez votre temps à vous détruire gratuitement. Il sait, Ruben, qu’aujourd’hui tu seras plus douce encore que la peau maternelle. Il comprend, Ruben, du coin de la table à te regarder fixement alors que les autres chantent un joyeux anniversaire. Il le sent, Ruben, que le voeux que t’as fait en soufflant tes bougies c’est d’avoir un père plus présent. Tu le détestes, Ruben. Enfin, non. Peut-être que si, à lire en toi comme un livre ouvert. Quand la musique dans les enceintes se lancent, quand ses bras trop grands pour toi se mettent autour de ton cou. Qu’il te murmure à l’oreille comme un secret que c’est pas grave. Que lui, il est là ce soir. Il te retourne, ses yeux noyés de cheveux bruns. Il a même le sourire au coin des lèvres, foutu chaos qu’il essaie de minimiser.  


4 avril. 20 ans.

Une seule bougie. La cire qui creuse un pauvre cupcake aux formes difformes rempli de putain de colorants. Payé trop cher pour la merde que ça doit être. Dans tes mains, la flamme faiblarde qui peine à resplendir et t’éclairer dans le noir de ton salon. Cette même flamme brulant la mèche avec trop peu d’intensité, le feu qui pourrait s’éteindre sous un souffle de nourrisson. Y’a que le silence pour t’accompagner, personne est là aujourd’hui. Tous occupés, la fêtée prévue pour le week-end d’après. Tu l’attends même plus, barré au fin fond de la planète, au plus loin de toi pour se sentir bien. Et toi ? Te sentir abandonné. Dans le froid de cette solitude qui embaume l’appartement. Le vent glacial d’une défaite, d’une perspective de vie tombée en cendres. T’es plus grand chose ce soir, même pas la joie d’avoir un an de plus. Tu pourrais crever dans l’instant pour arrêter d’avoir mal. T’es qu’une épave. Au fin fond de l’océan entrain d’agoniser, les abysses de l’Atlantide que tu rejoins. Le corps flottant dans le néant des eaux, à te laisser emporter par les courants jusqu’à revenir à la surface. T’es plus grand chose ce soir, que les larmes aux yeux qui roulent sur tes joues, une foutue larme qui vient éteindre la flamme. Souffler, pleurer si fort que t’en as plus le courage de continuer. Et ta vie, elle deviendra quoi ? Courir après les minutes, courir après les heures, l’arbre à dollars qui laisse pas tomber ses feuilles. C’est trop gentil de dire que t’es plus grand chose, les idées qui fusent, se démultiplient par centaine. Il est parti et il reviendra jamais. C’est définitif. Il laisse derrière lui ses mômes, pas assez bien pour mériter qu’il reste. L’argent sale appelle les décisions sales. Vachement abandonné, comme un chien sur l’autoroute. Même pas assez d’estime pour des au revoir en personne. Il laisse derrière une trainée de noirceur, un ouragan de galère. Il parsème le chaos, les traces de ses pas qui guident aux ténèbres. Livrée à toi-même, les dernières charpente de la maison que tu dois tenir à bout de bras. Qui à en laisser ton âme, ce corps fébrile qui doit maintenir les fondation. C’est toi la grande alors que t’en as aucune envie. T’es paumée. La carte que t’as pas, un pilier pour te guider dans la froideur du vent. T’es perdue dans les dédales d’adultes. T’assumer et assumer ta soeur. Alors tu ne dis rien, le corps frêle qui prend sur lui, se bousille s’il le faut. Un instant de répit dans un anniversaire presque funeste pour une relation. Qu’un chuchotement en regardant la goutte de cire tomber sur le gâteau. Un murmure presque inaudible. De toi, à toi. « Joyeux anniversaire, Logan. » Souffler dans le vide, et le vide qui t’anéantit le palpitant.

4 avril. 21 ans.

Dans cette valse, la plus belle des danses. Les corps enchainés, déchainés, les derniers soupirs avant de finalement souffler sur la flamme. Le bonheur, explosion de dopamine à en oublier la notion du temps. L’horloge arrêté, ces grains de sable dans le sablier fixés dans les airs. Là, à rigoler encore essoufflés, son corps tombé à côté du tien. Dernier baiser donné avant de garder le silence quelques instants, sa peau qui retrouve la tienne quand il se met par dessus toi. « Joyeux anniversaire Logan. » T’embrasser encore alors qu’il replace une mèche derrière ton oreille. Cristallisation d’un instant, ce moment privilégié dans les draps de ton appartement. Vous-deux. Seulement vous, chez toi. Plus dans cette chambre d’hôtel pour accueillir des faux rendez-vous, plus ces discussions interminables qui terminent par des adieux éphémères. Il est là ce soir, que pour toi. Oublier que t’es la pute et lui le client. Oublier qu’il est marié et que t’es le semblant de maîtresse. Mariage forcé sur un papier, alliances d’obligations effritées dans les désaccords. Il t’appartient ce soir, Léonard. Qu’à toi le prince des nuits. Qu’à toi pour fêter ta vingt-et-unième bougie. Être vous, à parler enlacés pendant de trop grandes minutes, les places échangés alors que tes opales ne quittent les siennes. « Il est où mon gâteau ? » « J’ai pas eu le temps de le prendre. » Toi sur lui, ses mains sur tes hanches, rictus en coin. « Tu mens ? » « Peut-être. Vérifie dans le frigidaire. » « Si je me déplace pour rien, je te frappe. Ou je te castre. Je te fais du mal ça c’est clair. » Enfiler un déshabillé et t’en aller, l’impression de plus toucher le sol. Ce septième ciel atteint, clarté de l’espoir que t’entrevoies au loin. T’es heureuse, ce soir. T’es putain d’heureuse d’avoir le coeur qui bat si fort, d’avoir le ventre retourné par l’amour. T’es tellement heureuse que t’arrives pas à effacer ce sourire sur tes lèvres, le gâteau coupé en parts que tu reprends avec toi. Revenir à la chambre, poser le carton sur le lit alors que tu prends une part. « Au chocolat, tu me connais si bien. » « Tu m’aurais jamais mis dans ton lit si je te connaissais pas un minimum. » Rictus moqueur, les paroles que vous échangez entrecoupées de murmures discrets. Instant de latence alors que tu termines de rigoler, son sourire à lui devenu déjà moins fort. Moins resplendissant pendant qu’il prend une trop grande inspiration. « Je vais partir Logan. » « Combien de temps ? La dernière fois c’était presque deux semaines et j’avoue que c’était long. » « Non c’est.. Je vais partir définitivement, je vais quitter les Etats-Unis. » « Pourquoi tes voyages d’affaires durent si longtemps ? C’est vrai je comprends pas pourqu.. » Le silence qui retentit, part de gâteau que t’arrêtes de manger à seulement le fixer. Tu comprends. T’assimiles ses mots, cet électrochoc qui te donne l’impression de crever. Tu le sens, ton coeur. Tu le sens se briser en milliards de morceaux, si fracassé que personne pourrait le réparer. « Quoi..? Comment ça partir ? » Ses mains qui remontent les courbes de tes hanches jusqu’à se décoller de ton corps, sa main sur son front à soupirer. « Tu sais que j’ai trouvé un moyen de mettre un terme au mariage, je vais redevenir un homme.. Libre ? J’ai des opportunités à l’étranger.. J’ai 26 ans, bientôt 27, je crois que c’est l’heure pour moi de les saisir. » Te pousser, te mettre sur le côté assise sur tes jambes repliées. Les opales qui courent et qui ne savent plus où se mettre. « Et moi je.. » « Logan je te ferai pas l’affront de te demander de partir avec moi. C’est peut-être le truc dont je rêve le plus, me barrer sur un autre continent avec la fille que j’aime comme personne, mais je peux pas. Je peux pas avoir l’audace de te demander ça. » « Leo je peux pas, j’ai.. » Le cerveau qui file à toute allure, ta vie remise en question seulement quand ses mots arrivent à toi. Penser. Si fort que t’en oublies de répondre et même de l’écouter, à avoir l’impression de perdre pied. L’équilibre manquant et pourtant être rattrapé, ses mains qui te remettent sur lui assis, ses bras derrière ton dos. « Je sais. Je le sais tout ça, ok ? Je suis pas en colère, ça me brise juste le coeur. » Plus fort que toi, les larmes qui embrument la vue, démontent ta vision seulement pour y laisser perler les pleurs. Il sait. Que t’es bloqué ici, les obligations et les responsabilités que t’as endossé. Que tu dois continuer d’assumer. Ses index pour essuyer tes larmes, un rire clair pour réchauffer la chambre. « Non, pas de pleurs. Je veux pas de pleurs, je pars que dans un mois, mais je devais te le dire. Je veux pas qu’on pleure, qu’on soit triste, je veux juste qu’on garde le meilleur de cette relation. Je t’aime. Je te l’ai dit, je suis pas en colère au contraire. Je suis fier de toi, fier que tu continues d’être si forte, fier de la putain de personne bienveillante et aimante que t’es. C’est pour ça que je veux qu’on continue de fêter ton anniversaire comme il se doit. » « J’ai plus envie de le fêter Leo. J’ai plus envie de rien. » Te laisser tomber sur le lit dos à lui, les doigts pour sécher les larmes. Plus rien, plus un silence, le monde qui tombe en ruine jusqu'à t’écraser. Plus rien pendant un temps. Plus rien jusqu’à ce que les premiers accords de Thriller raisonnent. Son ombre qui arrive devant toi, lui qui danse alors qu’il a allumé les bougies sur le gâteau. « Dégage. » Que tu souffles avant de te retourner. Son sourire qui transperce, ne se laisse pas faire. « Je vais les souffler et t’auras 20 ans à jamais, c’est toi qui vois. » Et tu te tournes, à le regarder danser avec ton gâteau. « Si tu me le fais tomber je.. » « Tu me frappes ou me castres, tu me fais du mal dans tous les cas, je sais. » L’entendre rire et rire avec lui. Te lever et souffler sur les flammes des bougies, sa main qui pose le gâteau et ses lèvres qui se lient aux tiennes. Danser avec lui, oublier les heures et seulement t’user les pieds à sauter et te bousiller les lèvres à l’embrasser toute la nuit. Préparer le terrain, retrouver l’insouciance pendant un soir. Oublier que dans un mois c’est terminé, que Leonard et Logan n’existent plus. Et à quoi bon y penser, ce soir c’est ton anniversaire.
Ton putain de bel anniversaire.

4 avril. 22 ans.

Ils sont tous là, la tarte au chocolat comme rituel au milieu de la table. Le serveur qui l’apporte alors que les bougies brulent. 22 ans à fêter. Le plaisir d’une année pour oublier la misère du quotidien. Pour oublier ces mains perverses sur ta peau hâlée. Rosa, Thomas, Kassie, Ethan. Ruben, toujours à son coin de table le rictus moqueur au coin des lèvres. Eux pour réchauffer ta soirée glaciale, la rendre plus belle encore que ce que t’aurais espéré. Les plus beaux discours qu’ils pouvaient te faire, les plus belles paroles pour embaumer ton coeur brisé. Ces cadeaux donnés par chacun, ces éclats de rire au gout d’antan qui détruise le silence commode du restaurant. Les aimer. Les remercier, aussi, magnificence des liens sociaux qui prend enfin tout son sens. « Merci. Merci d’être là. » Que tu murmures. Merci.

Le dernier signe, la main qui balance de droite à gauche avec élégance pour dire au revoir alors qu’ils prennent la voiture, un dernier câlin que tu fais à Ruben avant qu’il s’en aille. Tu les regardes partir, s’évanouir dans la pénombre de la nuit, la nuit accrochée dans le ciel qui resplendit, réverbère les luminescences nocturnes. La brise légère, impudente à faire voler tes mèches de cheveux. Tu planes quelques instants, un sourire peint sur tes lèvres, à la limite de l’innocence. Cet instant, cristallisé dans le temps. Unique, fixe, où rien ne peut l’entacher. Il est beau ce moment, celui où le vide n’existe plus, où il est comblé d’amour, assez pour faire oublier les manques. L’aiguille qui pointe, fait sonner le gong qui résonne. L’heure. L’heure de te travestir, à passer de princesse à pute. Le carosse de cendrillon transformé en citrouille, faire volte-face pour partir vers l’ailleurs. Retourner chez toi, te changer plus vite que ce que tu le devrais. Ton anniversaire, viré dans un cauchemar perpétuel, cette pause jamais prise, laissée sur le carreau. C’est qu’un anniversaire. Un jour comme tous les autres. Logan, la pute qui descend les escaliers, ressort de chez elle parée de son manteau trop long alors que ses talons claquent le sol. Le maquillage neutre pour du plus prononcé, le chemin tracé avec habitude, dressé devant toi. Détentrice de 22 années de vie, belle gagnante qui se voit offrir le droit de se faire tringler contre des billets. Tu te mets à ta place habituelle, les écouteurs dans les oreilles en attendant l’heure. Tes opales qui voguent dans la splendeur de la nuit amère. Tes opales qui s’arrêtent aussi. Là. Sur un paquet parfaitement fait, le ruban par dessus posé avec minutie. Ton prénom presque ferré dessus. Regarder autour de toi, les sourcils froncés alors que t’enlèves tes écouteurs pour les ranger. Tu t’assois sur le muret, à déballer ton cadeau, l’inconnu au gout unique. T’ouvres l’écrin, le cadeau à la valeur peut-être trop folle. Collier fin que t’observes, trop longtemps surement. Un cadeau pour toi, un anonyme à la genèse du présent. Et ce sourire teinté d’innocence revient quand tu touches l’or. A le mettre à ton cou pour mieux en sentir la matière, les yeux clos pour en profiter. Tu finis par l’enlever, cet inconnu que t’aimerais connaitre. Tu le remercies silencieusement, tes lèvres qui forment le mot, à qui veut l’entendre. La nuit elle, elle l’entend ce soir. La douceur dans la violence. Merci.

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Wine & Roses
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PLAYLIST

- ACDC, Back in Black
- FOOTLOOSE, Kenny Loggins
- WHAM!, Wake me up before you go
- NIRVANA, My girl
- THERAPIE TAXI, Pigalle
- BRITNEY SPEARS, Baby one more time
- LADY GAGA, Born this way
- RAY PARKER JR, Ghostbusters
- EARTH, WIND & FIRE, September
- NIRVANA, Smell like teen spirit
- DIRTY DANCING, Time of my life
- MICHEAL JACKSON, Thriller
- JABBERWOCKY, Photomaton
- THE BEATLES, Let it be
- NIRVANA, Come as you are
- POLICE, Roxane
- SHAKIRA, She Wolf
- GUNS'N'ROSE, Sweet child o'mine
- BILLIE EILISH, Ocean eyes
- BRUNO MARS, Uptown Funk
- LAS KETCHUP, The ketchup song
- A+, Enjoy yourself
- PATRICK WATSON, The great escape
- PINK FLOYD, Another brick in the Wall
- MACKLEMORE, Thrift shop
- LORDE, Royals
- EARTH, WIND & FIRE, Boogie Wonderland
- THE ROLLING STONES, Sympathy for the devil
- ANGELE, La loi de Murphy
- TWO FEET, Life is a bitch
- IANUARII IRA, G.23
- VENDREDI SUR MER, La femme à la peau bleue
- THERAPIE TAXI, Hit sale
- LED ZEPPELIN, Whole Lotta Love
- THE CINEMATIC ORCHESTRA, To build a home
- CHARLES AZNAVOUR, La bohème (boubou remix)
- LA LA LAND, Another day of sun
- RUFUS WAINWRIGHT, Hallelujah
- MILEY CYRUS, Karen don't be sad
- MUSE, Resistance
- QUEEN, Bohemian Rhapsody
- EAGLES, Hotel California
- AQUA, Barbie girl
- FLUME, Say it
- DAFT PUNK, Something about us
- O-ZONE, Dragostea din tei
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- JUSTIN TIMBERLAKE, Rock your body
- MILEY CYRUS, Twinkle song
- JIMI HENDRIX - All along the watchtower
- MUSE, Follow me
- SIA, Elastic Heart
- SHAKIRA, She Wolf
- AEROSMITH, Crazy
- QUEEN, I want to break free
- CYNDI LAUPER, Girls just want to have fun
- RIHANNA, Work
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