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Starboy
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Starboy
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LOUP OS #2   
Dim 1 Oct - 1:27


« Merde, regarde-moi, là tu peux me traiter de princesse parce que j’arrive même pas à me relever. » Dédramatise Loup, le poids des conséquences qu’il balaie de la main. Sourire faible à ses lèvres alors que ses yeux tentent de fixer ceux de Nolan. L’énergie qui s’atténue, s’écrase entre ses mots, le bout du tunnel qu’il croit apercevoir au loin. Lumière blanche, aveuglante, voudrait l’éviter de toutes ses forces, trop bien sur la terre pour se sentir mieux ailleurs. « O-ok, je crois que c’est là que je dois dire mes dernières paroles avant de mourir parce qu’on va pas se mentir que j’ai pour une fois plus de chances de crever plutôt que de baiser et c’est presque drôle dit comme ça. » Comme un réflexe, la main sur une plaie qui se faufile dans la sienne, pas à l’habituel de manifester son amour, pourtant comme obligation, souvenir gravé qu’il veut laisser. « Je suis assez nul pour les discours alors je sais même pas par où commencer si ce n’est que putain, t’as pas intérêt à jeter tous mes livres, t’as intérêt à les garder dans ta petite chambre de merde même si t’as pas la place. Enfin tu peux en jeter quelques-uns pédé, je t’autorise. Je veux que chez toi ça devienne un grand foutoir de livres pour que la tête de con que t’es en lise un chaque fois qu’il se fait frapper la gueule parce qu’il l’a trop ouverte. Je veux pas que tu deviennes plus con que tu l’es. » Une pause aux allures d’éternité, à difficilement relever la tête pour constater les dégâts, qu’un rire ironique qui se laisse échapper d’entre ses lèvres fendues. Couleur rouge, partout, rouge vif, profond, témoigne des plaies et des souffrances, plasma qui peint le sol et ses vêtements. Il repose la tête sur le sol alors qu’il reprend son souffle. « 25 ans pour crever c’est pas mal, j’aurais bien voulu à 27 pour rejoindre les autres mais.. Je m’en plains pas, c’est presque miraculeux que je sois pas déjà mort avec mes conneries […] Tu sais.. Je veux pas que tu penses à moi le soir quand t’es défoncé, je veux pas que tu penses à moi non plus quand t’es sur tes escaliers, en fait je veux pas que tu penses à moi tout court en étant triste, je veux être qu’un putain de bon souvenir ok ? Alors t’as le droit qu’à une fois dans le mois pour craquer, sinon le reste du temps je veux que tu te souviennes juste de tous les moments qu’on a passé ensemble. Les visites interminables dans les musées, les soirées à se défoncer, les journées à se défoncer, les conversations philosophiques, nos parties de baise aussi, ouais, j’crois que ça en fait parti.  Je veux que tu te souviennes de moi que comme ça, pas comme un mec qui crève sur la route et qui fait passablement pitié. » Sourire encore un peu, les opales qui décrochent pour se perdre dans le ciel, trop intense de n’être qu’au bord du précipice, à tanguer jusqu’à tomber, qu’une question de minutes avant le point final. « Isis.. J’espère que t’en prendras soin même si je suis plus là, chaque jour où elle ira pas bien tu lui diras que de là ou je suis je vais lui botter le cul si elle se morfond, que de là où je suis je la soutiens dans tout ce qu’elle entreprend, même si c’est complètement fou. Tu lui diras que je l’aime de tout mon coeur et même au delà, que c’est ma puppy girl rien qu’à moi.. O-ok ? Qu’elle doit continuer la musique, qu’elle doit réussir à s’attacher à quelqu’un, qu’elle doit.. Qu’elle doit juste vivre même si je suis plus là parce que je serai quand même toujours avec elle, ok ? Dis ok même si t’as pas envie, j’ai besoin que tu le dises, j’ai besoin de partir en sachant qu’elle sera pas seule. » Tourne à nouveau le regard vers lui, à déglutir avec difficulté, des perles qui s’invitent au coin des yeux. Loup qui en est à son dernier chapitre, son histoire qui se termine comme elle a commencé. Qu’un foutu bordel à lui tout seul, tempête violente de toute une vie. Le point final qu’il a du mal à admettre, la virgule qu’il tient encore entre ses mains, à chercher du souffle, à creuser pour la vie qu’il lui reste entre un peu. Le sablier presque à la fin, grains de sables qui deviennent rares avant la fin, plus capable de boycotter et de se jouer des lois. On le rattrape, on l’immerge, le moment pour lui de peut-être tirer sa révérence. Les opales qui s’accrochent à celle de Nolan, se perdre une dernière fois dans les contrées sauvages comme il a tant aimé, sa main qui serre de trop à lui broyer les doigts. « Merci. Pour tout. Pour rien. Juste merci, pour tout ce que tu m’as apporté, pour tout ce que tu m’as donné. Merci de m’avoir supporté, merci d’avoir été là, merci d’avoir cru en moi, d’avoir réussi à creuser pour savoir qui j’étais, de m’avoir écouté parler pendant des heures de livres pourris dont t’en avais parfois rien à foutre. C’est peut-être rien mais pour moi c’est beaucoup, j’aime pas m’attacher mais putain, avec toi c’était addictif de s’attacher, une grosse dose de crack à chaque fois. Tu vois, mieux qu’un mélange de LSD avec n’importe quelle connerie qui fait planer. J’ai jamais autant aimé qu’avec toi, ouais tu rêves pas, je suis vraiment entrain de te dire que je t’aime là, alors mets-toi bien ça dans la tête que je pars comme un asocial mais un asocial heureux, tu peux en être fier connard. » Qu’une seule larme qui roule alors que son sourire s’agrandit, à ne même pas y croire qu’il s’envole, qu’il va enfin savoir ce qu’est la mort. Ce bout de paradis ou d’enfer, un autre lieu où la réalité sera différente, où rien ne sera réel. Paysage maculé d’imagination, il se voit déjà assis sur sa chaise à lire indéfiniment. Un homme en paix, peut-être.  Et il ferme les yeux, à se perdre dans les méandres, foutu karma qui se pointe au mauvais moment, sommeil connard qui prend effet. « Ok.. Ok je dis trop ok mais je crois que j’ai épuisé les dernières minutes, j’arrive vraiment plus à tenir alors.. Tu peux me prendre dans tes bras juste cinq secondes ? J’ai besoin.. J’ai besoin de toi.. » Les mots ne sont plus que des murmures, le froid de la nuit qui isole, devient qu’une marionnette inanimée Loup, lueur de vitalité qui s’essouffle. « Je t’attends.. mais viens le plus tard possible, je veux pas te voir avant.. quarante ans au moins. Nolan.. » Et le livre se ferme. Noir.
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 LOUP OS #2

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